Les détracteurs de Jimi Hendrix, quant à eux, ont vu en Purple Haze un hymne à la drogue et aux produits hallucinogènes.
Paroles:
Traduction:
Coda (dialogue entre le chanteur et la voix
Introduction basique et diabolique
Riff principal plus conséquent
Le chant
Riff transitoire
Chorus
Reprise de la structure complète
Jimi Hendrix: "Purple Haze parle de traverser un pays mythique, disons. J'aime écrire ce genre de choses. On pense toujours à la mythologie grecque mais on peut créer sa propre mythologie et faire de la fiction, du rock de science-fiction".
Chas Chandler, producteur de JH se souvient: "Hendrix commença à écrire la chanson l'après-midi du 26 décembre 1966, pour tuer le temps au Upper Cut Club (club londonien du boxeur Walker). Il a commencé à jouer le riff, et je lui ai dit "écris-moi la suite de ça!" C'est ce qu'il a fait.
Purple haze all in my brain
Lately things they don't seem the same
Atin' funny, but I don't know why,
S'cuse me while I kiss the sky.
Purple haze all around
Don't know if I'm comin' up or down,
Am I happy or misery?
What evr it is, that girl put a spell on me.
Help me!
Purple haze all in my eyes,
Don't know of it's day or night.
You got me blowin', blowin' my mind
Is it tomorrow or just the end of time?
Help me!
Purple haze...
Tell me baby, tell me
I can't go on like this
You makin' me blow my mind
No,no..., it's painful baby..., purple haze...
Une brume pourpre envahit mon cerveau
Et immédiatement les choses se transforment,
J'agis bizarrement mais je ne sais pas pourquoi,
Excuse-moi, j'embrasse le ciel.
Une brume pourpre m'entoure,
Je ne sais pas si je monte ou si je descends.
Suis-je heureux ou malheureux?
Quoi qu'il en soit, cette fille m'a ensorcelé!
Au secours...
Chorus (texte semblant venu d'ailleurs)
Une brume pourpre m'emplit les yeux,
Je ne sais pas si c'est le jour ou la nuit.
Tu m'as soufflé, emporté mon esprit,
Est-ce demain ou juste la fin des temps?...
semblant venir d'ailleurs disant "purple haze")
ex2 A 0'05'': alors que la basse poursuit le motif de l'introduction, la guitare, sur un motif pentatonique (mi-sol-la-si-ré), installe l'essentiel du matériau sonore.
Après 3 accords (Mi-Sol-La) sur 2 mesures répétées, commence à 0'32 le chant, dont les 2 notes pivots sont Mi et Sol, et dont les paroles nous plongent tout de suite dans la brume pourpre ex3
Court mais remarquable par la doublure guitare et basse, et par sa 2ème mesure qui rappelle le début du riff principal, il sépare les deux couplets et introduit le chorus ex4
C'est alors que JH déclenche la pédale d'effet Octavia et, en même temps que le solo de guitare, une voix perçue comme lointaine contribue à nous faire imaginer un voyage initiatique ex6. En effet, le déroulement de la chanson jusqu'au chorus donne une progression remarquable: d'un motif minimal dans le grave, la chanson progresse en énergie et vers l'aigu grâce au chant jusqu'au chorus de guitare qui donne des élans presque incontrôlés vers l'aigu.
On retrouve (sauf l'intro) le riff principal (1'35), le chant (1'52), le riff transitoire (2'09), et la grille harmonique du chorus qui sert de coda, encore plus dense, saturée de tous les éléments dont le point culminant et fascinant est ce mi aigu persistant, brillant, et vibrant comme l'oeil d'un cyclone: Hendrix n'est-il pas cette "comète du rock qui voulait embrasser le ciel"?
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